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Presse
Le cinquantenaire de la
Centrale, une occasion pour faire le bilan et aller de
l’avant
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Dans une conférence de presse
organisée par l’UGTM
Dans son allocution d’ouverture, M. Hamid Chabat, Secrétaire
général de l’UGTM, s’est félicité de la lutte acharnée du
syndicat pour la réalisation des revendications du
travailleur marocain, surtout en ce temps de crise
économique. Et de rappeler l’institutionnalisation du
dialogue social...
Suite... |
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M. Hamid Chabat, Secrétaire Général
de l'UGTM :
Nous aspirons à faire émerger un syndicat fort pour un Maroc
fort
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M. Hamid Chabat, Secrétaire Général de l'Union Générale des
Travailleurs du Maroc (UGTM), a appuyé samedi 24/10/2009 à
Meknès, lors d’un meeting tenu au siège de la commune urbaine
dans une salle archicomble, l'institutionnalisation du dialogue
social et plaidé pour le renforcement du rôle des centrales
syndicales. «Nous aspirons à faire émerger un syndicat fort pour
un Maroc fort», a-t-il rappelé tout en soulignant que le
neuvième congrès de l’UGTM a été l’occasion de rénover l’action
syndicale afin d’évoluer vers un syndicalisme réel, moderne,
évolutif et ouvert.
M.Chabat a rappelé le rôle que joue un bureau d’études pour
affiner les propositions de l’UGTM. Une cellule de recherche et
de réflexion au sein des cadres de l’UGTM permettra de débattre
pour donner à l’action syndicale tout son sens de responsabilité
en tant que force de proposition capable d’innover pour trouver
des solutions possibles aux problématiques rencontrées. A ce
sujet, M.Chabat a souligné que le cahier revendicatif de l’UGTM
a été étudié avec grande attention visant en premier lieu le
recouvrement de la dignité du salarié tout en préservant les
intérêts de l’entreprise.
Suite...
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CSI en ligne 104/190609
Le Pacte mondial pour l’emploi
de l’OIT : La voie à suivre pour sortir de la crise
Bruxelles, le 19 juin 2009 (CSI En Ligne) : L’adoption
historique par les gouvernements, les syndicats et les
employeurs représentés à la Conférence internationale du travail
d’un Pacte mondial pour l’emploi
http://www.ilo.org/global/What_we_do/Officialmeetings/ilc/ILCSessions/98thSession/pr/lang--en/docName--WCMS_108437/index.htm
fournit un cadre à la fois réaliste et praticable pour la
relance et la réforme de l’économie, selon la CSI.
« Le Pacte de l’OIT place l’emploi et le revenu au cœur des
efforts de relance économique et établit des critères de
référence essentiels pour une nouvelle économie mondiale.
L’emploi, les droits des travailleurs, la protection sociale,
l’accès à des services publics de qualité et la durabilité
doivent figurer au cœur des décisions politiques mondiales,
marquant ainsi une rupture nette avec l’échec du radicalisme de
libre marché à l’origine de la crise. Alors que certains
opteraient volontiers pour un retour au statu quo, l’OIT fait
entendre clairement qu’une telle position ne serait pas
acceptable », a indiqué Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.
Le Pacte mondial pour l’emploi procure un ensemble de
recommandations aux gouvernements et aux employeurs en vue du
maintien et de la création de l’emploi et la reconnaissance de
l’importance des « emplois verts », à la fois pour la reprise
économique et la lutte contre le changement climatique. Le Pacte
met en exergue le rôle crucial des négociations tripartites
entre gouvernements, syndicats et employeurs, ainsi que
l’importance du dialogue social et de la négociation collective
et la nécessité d’éviter des spirales de déflation salariale et
la dégradation des conditions de travail. Par ailleurs, l’accent
est mis sur l’importance des programmes publics de création
d’emploi comme, notamment, les programmes de développement des
infrastructures et les aides à la formation et au développement
des compétences pour les sans emploi.
L’importance d’une gouvernance mondiale efficace et cohérente
suscite une attention toute particulière aux termes du Pacte,
qui demande qu’à l’avenir, le secteur financier réponde aux
besoins de l’économie réelle, de manière à soutenir le travail
décent. En particulier, les gouvernements des pays en
développement requièrent un espace politique leur permettant
d’investir dans leur avenir plutôt que d’être acculés à des
politiques fiscales « procycliques » qui entraînent, dans la
plupart des cas, des réductions drastiques de l’emploi et des
revenus. Le mouvement syndical international insiste, depuis de
nombreuses années déjà, sur la nécessité de réformes politiques
en ce sens au niveau du FMI et de la Banque mondiale. Or malgré
les promesses faites par les gouvernements du G20 réunis au
Sommet de Londres, il y a encore très peu de preuves concrètes
que de telles réformes ont effectivement lieu. Les pays
allocataires de l’aide du FMI se voient forcés de réduire leurs
budgets tandis que les pays plus riches augmentent leurs
dépenses publiques.
« Il est encourageant de voir les gouvernements prendre
conscience du fait que la justice et la durabilité doivent
constituer la pierre angulaire de la nouvelle économie mondiale
et que l’OIT doit assumer une place centrale dans la gouvernance
mondiale future. Il convient de faire table rase d’un passé où
les gouvernements souscrivaient en principe à un ensemble de
politiques à l’OIT tout en poursuivant des ordres du jour
diamétralement contradictoires au sein des instances financières
et commerciales internationales. Ce Pacte mondial pour l’emploi
de l’OIT représente une avancée décisive dans la bonne direction
et il incombe à présent aux gouvernements d’œuvrer diligemment
avec l’OIT en vue de son établissement. Il revient à nous
d’engranger des résultats concrets d’ici au prochain Sommet des
gouvernements du G20, à Pittsburgh », a déclaré Ryder.
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CSI en ligne
Les mobilisations massives du
1er mai soulignent la gravité de la crise économique

Bruxelles, le 5 mai 2009 (CSI En Ligne) : Des millions de
personnes aux quatre coins du monde ont pris part aux défilés et
manifestations organisés à l’occasion de la journée du 1er mai.
Les travailleurs ont protesté contre l’impact croissant de la
crise économique mondiale sur l’emploi et les revenus. Plus d’un
million de personnes ont participé aux rassemblements organisés
conjointement par des organisations affiliées à la CSI et des
centrales syndicales nationales non affiliées en France. Les
événements organisés par les syndicats aux quatre coins du monde
ont donné lieu à des mobilisations massives, avec des taux de
participation records en Allemagne et en Russie.
En Turquie, où le gouvernement a finalement accepté de déclarer
le 1er mai jour de congé national, plusieurs milliers de
travailleurs ont pris part à un rassemblement à la place Taksim,
à Istanbul, en dépit du refus initial du gouvernement
d’autoriser ce rassemblement. Le 1er mai 1977, des dizaines de
personnes rassemblées à la place Taksim avaient trouvé la mort
lors d’une attaque armée menée par des tireurs non identifiés.
D’autres événements importants en Turquie ont été sabordés par
la violence policière.
Si l’immense majorité des défilés et autres rassemblements
organisés par le mouvement syndical de par le monde se sont
déroulés sans heurts, ailleurs, des brutalités policières contre
des manifestants ont été dénoncées. En Iran, des syndicalistes
indépendants et des militants des droits des travailleurs ont
été sévèrement intimidés par les forces de l’ordre. Quelque 150
arrestations et détentions ont été rapportées suite à des
attaques violentes de la police contre des personnes mobilisées
dans le cadre de rassemblements du 1er mai. Plusieurs militants
syndicaux indépendants demeurent en prison, dont certains
purgent des peines pour leur participation aux activités du 1er
mai au cours des années précédentes.
En Palestine, la fédération PGFTU affiliée à la CSI a dénoncé
une incursion musclée de soldats israéliens lors d’une de ses
activités du 1er mai. Suite à un discours du 1er mai prononcé
par le secrétaire général de la PGFTU, Shaher Sae’d, à Bethléem,
des soldats de la force israélienne de défense ont installé des
barbelés pour barrer la route aux personnes participant au
rassemblement et ont tiré des grenades assourdissantes et du gaz
lacrymogène dans la foule. Les soldats ont ensuite placé des
barrages sur les voies d’accès adjacentes et procédé à de
nouveaux tirs au gaz lacrymogène en direction des manifestants
qui tentaient de quitter les lieux. Trois syndicalistes et un
journaliste auraient été appréhendés par les militaires.
« Le recours à la répression violente contre des rassemblements
légitimes est absolument inadmissible et ne peut être justifié
dans aucun pays », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la
CSI.
En Mauritanie, où l’on craignait une répression violente de la
part de l’armée contre les activités du 1er mai, aucun incident
majeur n’a été signalé, en dépit de la présence massive des
forces de sécurité tout le long du parcours prévu du défilé
syndical. Le mouvement syndical mauritanien a maintenu un front
uni dans sa campagne pour la restauration de la démocratie
depuis le putsch militaire d’août 2008.
« Il convient de relever la participation exceptionnellement
nombreuse de travailleuses et travailleurs aux mobilisations
dénonçant la situation désastreuse de l’économie mondiale et la
crise croissante de l’emploi. Les gouvernements doivent
comprendre qu’une réponse routinière (« business as usual ») à
la crise est inacceptable et que le risque d’une révolte sociale
à grande échelle est, lui, bien réel. Les syndicats à niveau
mondial persévéreront dans leur demande en faveur d’un
changement fondamental et continueront à se mobiliser pour
traduire ce changement dans les faits », a déclaré Ryder.
Sortir le monde de la récession et construire une nouvelle
économie mondiale feront partie des thèmes prioritaires à
l’ordre du jour de la Journée mondiale pour le travail décent,
le 7 octobre 2009, suite à l’immense succès remporté par la
mobilisation mondiale organisée à la même date l’année dernière.
Photo par Claudia Vieira
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